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 Simple caprice du Destin ? Saad.

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Simple caprice du Destin ? Saad. fut rédigé Dim 1 Fév - 20:13

Ses pas survolent le sable. Il est léger, si léger, qu’on pourrait penser que ses petits pieds ne font que frôler le sol pour ensuite s’envoler. Frais comme une rose, nullement gêné par l’étreinte puissante du soleil, Meir traverse la cité sans peine. Au lieu d’être écrasé par ces puissants rayons, il se laisse porter. Il aime cette lumière. Il aime ce soleil. C’est lui qui l’a réconforté, bercé dans le grand jardin, avec les parfums des plantes exotiques et des oiseaux. Et le don que lui a accordé Solorin fait que tout se passe étrangement bien.

Meir se sent juste bien, sous le soleil d’Okleb et ses puissantes baisses de température quand vient la nuit. Telle une pierre au soleil, le petit oiseau conserve la chaleur et la diffuse comme un confortable cocon une fois le soir venu. Oh, bien sûr, il reste un être mortel. Il doit se couvrir et faire attention, comme tout à chacun. Mais nettement moins. Et pour un étranger, c’est remarquable. Comme s’il avait toujours été là, que sa peau n’était pas si blanche, et son allure si étrange. Car il y a bien qu’avec le paysage que Meir s’accorde. Petite tache claire au milieu des peaux sombres et des vêtements colorés. Il a gardé ceux de son passé. Enfin, ce n’était pas réellement un choix. Il fut juste confié avec sa garde-robe. Comme une précieuse petite poupée.

Meir s’arrête devant l’enceinte du palais et frotte le bout de sa botte contre une pierre, un peu embarrassé. Il sent les regards. On l’observe. On lève un sourcil. On s’interroge. Il a l’habitude des regards, mais ici… tout est différent. Il est différent. Il voudrait tellement se fondre dans la masse, être accepté, atteindre ce que l’on attend de lui. Mais il ne sait pas. Ne sait ce que son Maître veut. Ce qu’il doit faire. Ce qu’il peut faire. Il s’inquiète et il hésite, perd sa façade de serviteur parfait. L’assurance de celui qui sait ce qu’il fait. Il s’avance vers le Palais, tend de ses mains frêles le paquet de son Maître.

Et pendant qu’il explique la raison de sa venue, ses doigts se crispent, à la recherche vaine d’une main plus petite. Une main d’enfant. Avant, il savait ce qu’il devait faire. Les enfants étaient son domaine. Comme la maison. La ville. Il savait. Maintenant, il ne sait plus. Il redresse la tête, expose docilement son cou et l’ornement qui y brille. Collier fait d’entrelacs dorés et d’une pierre aussi bleue que ses yeux, qui scintille à la lumière. La griffe indéniable de son Maître est posée dessus. Chaque arc d’or porte sa marque de Joaillier. Joaillier d’abord, puis collectionneur ensuite. Homme riche, homme excentrique. Fantasque. Et qui surtout, se lasse vite.

Au nom et au bijou, le garde adopte une attitude qui ne trompe pas. Si Ravid Âdlaï n’en ressent pas l’envie, rien n’y personne ne le fera venir personnellement, sauf peut-être si le sultan le demande. Mais l’affaire présente ne semble pas si importante. Juste un petit cadeau. Le garde fait un geste et indique vaguement une direction à l’intérieur du palais. Meir s’engouffre sans oser demander de précisions. Léger, rapide, assuré. Une belle comédie. Il se veut confiant, mais à l’intérieur, il n’est qu’angoisse et doutes. Et il s’arrête bien vite dans un couloir du palais pour relever la tête.

Meir n’est pas tombé qu’amoureux des jardins, c’est tout Marsia qui l’a séduit. Tout est si grandiose. Certains diraient que c’est juste différent. Mais Meir l’aime sincèrement, ce royaume. Du plus profond de son cœur.

Se tenant juste là, dans sa chemise blanche un peu bouffante, son pantalon serré et ses longues bottes à talons, absorbé par les grandes arches, il donne certainement un spectacle étrange. Mais assez beau, en quelque sorte. Son pouvoir capte la lumière et la renvoie un peu partout aux alentours, comme pour résonner avec l’appréciation de son possesseur.

« Tu es vraiment magnifique, souffle-t-il sans pouvoir s’en empêcher. »

S’adressant au palais comme à un être vivant, le couvant des yeux comme une merveille. Fasciné. Sans même entendre ou percevoir les pas qui se rapprochent. De plus en plus.


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Re: Simple caprice du Destin ? Saad. fut rédigé Dim 1 Fév - 21:04

SIMPLE CAPRICE DU DESTIN ?
ft. meir
musique – Et elle danse, et ses courbes volent et virevoltent comme une incessante hypnotisation. Tes yeux suivent ses mouvements et ton cœur sautille à l'intérieur de ta poitrine. Si l'argent et la popularité ne sont sources de lassitude, la beauté demeure ton éternelle aventure : tu te délectes de chaque beaux visages, chaque belles peaux, chaque beaux corps. Un homme de superficialité où l'apparence corporelle peut t'envoûter si facilement. Il est difficile d'expliquer autour de toi comme tu aimes les choses belles. Qu'il s'agisse de beauté pure ou d'une beauté artificielle : tu ne t'en lasses pas du moment que cela puisse régaler tes yeux presque assoiffés. C'est quelque chose que les plus modestes ne comprennent pas, comme toi tu ne comprends pas ceux qui vantent les mérites de la nature et qui ne s'intéressent qu'à ce qui se façonne avec le temps : le caractère, avec ses qualités et ses défauts – par Solorin, le corps est une bénédiction de la nature, beau dès sa création pour certains !

Elle s'approche de toi sur la pointes des pieds, un voile cache la partie inférieure de son visage mais tu apprécies amplement ses courbes et son regard pour en faire abstraction. Elle pose ses mains sur toi et ondule, encore et encore, jusqu'à t'en faire perdre les moyens sous le rythme d'une musique paradisiaque.

Puis on ouvre les grandes portes et on t'annonce la venue prochaine de tes invités, qu'il est temps de préparer le palais. Tu as pris pour habitude d'être l'hôte de différentes familles étrangères afin d'améliorer tes relations avec l'extérieur – si tu ne peux décemment pas être vu comme quelqu'un de sérieux, autant jouer carte sur table et te donner cet air faussement sociable. Parce qu'en dépit de cette joie de vivre qui ressort des pores de ta peau ; devoir accompagner et loger des étrangers pendant plusieurs jours ne t'enchante guère. Tu es si bien, solitaire accompagné par une beauté silencieuse ; toutes ces femmes que tu ramènes au palais juste pour les regarder danser, te toucher, te dévorer du regard. Un soupire s'extirpe tandis que tu redresses mollement le pan de ton vêtement sur ton épaule, ton torse déjà presque à découvert.

D'un signe de main tu salues la jeune femme dont tu ne connaîtras jamais la couleur des lèvres avant de descendre jusqu'à l'entrée du palais, ton beau palais. Ta mission du jour ne se résumait pourtant qu'à avertir tes serviteurs de la venue de ces gens, mais tu as vite été distrait par ce petit corps qui se dandine au milieu de cet océan de dorure. Des cheveux qui brillent comme le soleil et des longs cils, c'est avec une certaine curiosité que tu t'approches. Une curiosité sans doute trop tactile tandis que tes doigts s'aventurent dans le creux de sa joue, juste pour sentir cette douceur soyeuse et candide.

- Serais-tu perdu, jeune homme ?

Et tu souris, comme tu sais si bien le faire.

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Re: Simple caprice du Destin ? Saad. fut rédigé Mar 3 Fév - 3:05

Perdu dans la splendeur des lieux et peut-être un peu trop dans ses propres pensées, Meir ne voit pas venir l’inévitable. Les doigts glissent en douceur sur sa joue pâle avant même qu’il ne réagisse. Une légère odeur de rose flotte dans l’air. Son Maître souhaite qu’il continue de s’occuper de son corps comme avant. Et il possède tout le nécessaire. Alors il s’exécute. Et c’est à la fois dérangeant et rassurant. Comme tellement de choses, il ne sait qu’en penser.

À l’image de cet homme, qui se tient maintenant devant lui. Les prunelles d’eau s’écarquillent. Et des particules de lumière explosent légèrement autour de son visage avant qu’il ne se reprenne. Il a failli commettre l’irréparable : lâcher sa précieuse cargaison. Ses doigts se serrent un peu plus fort autour du paquet. Un emballage grossier, avec une simple ficelle. Un bien piètre écrin pour une telle offrande mais… c’était aussi un excellent moyen d’éloigner les convoitises. Pas toutes, mais une bonne partie.

Une fois assuré qu’il n’est pas prêt de le lâcher, Meir mobilise toute sa volonté pour ne pas reculer, pour ne pas se montrer surpris ou exécuter le moindre geste qui pourrait être offensant. Le plus discrètement et rapidement possible, il essaye d’analyser. La situation dans son ensemble, mais surtout la personne. Mais si elle se balade librement au palais c’est probablement que… c’est une personne importante. Aussitôt, l’oisillon baisse les yeux. Fixer ainsi une personne de haut rang est inconvenant. Un manque de respect.

Sauf qu’il n’est plus vraiment à Teriel et que tout ici le surprend. Ses prunelles d’eau se posent sur le torse dévêtu. Et de nouveau, tout son être se fige. Avant de baisser la tête, il a très bien pu le voir : c’est une magnifique personne. Et c’est une magnifique personne à demi-nu. Sans pouvoir le contrôler, les joues de Meir se parent alors d’un rouge assez flagrant, et ses lèvres s’entrouvrent avant même qu’il ne le pense.

« Oui. »

Voix chantante, mais un peu paniquée. Et ça ne va pas s’améliorer. Intérieurement, il sursaute.

« Enfin non. »

Il hésite, souhaite reculer, mais ne le fait pas. Le contact n’est pas si désagréable. Juste très très surprenant et déstabilisant et le peuple d’Okleb possède vraiment des coutumes particulières qu’il ne connaît pas et…  ce geste. Est-ce normal ? Déboussolé, Meir ferme les yeux et tente de se calmer.

« Probablement. »

Il ouvre de nouveau ses paupières et ne peut que continuer à fixer ce torse si gênant. Très vite, il pèse le pour et le contre, puis se décide. Sa mission est cruciale. Il subirait les conséquences de sa prise de parole.

« Veuillez pardonner mon ignorance… Sir (il ne sait pas quel titre utiliser, ni pour cette personne, ni ce qu’il convient à Okleb), mais où convient-il de déposer les offrandes destinées à sa Majesté ? »

Voilà, il l’a dit. Il avoué sa faute, son incompétence. Il ne peut qu’espérer maintenant. Et essayer de ne pas trop fixer les longs cheveux améthyste, les vêtements étrangers, et le torse découvert. En somme, l’homme tout entier qui se trouve presque à la portée de son souffle.

Oh, par Solorin.

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Re: Simple caprice du Destin ? Saad. fut rédigé Jeu 5 Fév - 11:36

SIMPLE CAPRICE DU DESTIN ?
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musique – Le commun des mortels a pour habitude de reculer, de réagir en panique face à tes quelques gestes volatiles. Mais ce petit corps androgyne ne bouge qu'à peine, cherchant mollement sans doute une issue de secours pour son regard qui se baisse et se redresse comme une danse incessante. Tu peux sentir sous tes doigts la chaleur soudaine de sa pommette et, dans tes habitudes, tu t'en serais satisfait, gonflant tes chevilles jusqu'à les faire exploser. Mais ici, c'est différent : tu te sens à ton tour mal à l'aise, comme si une étrange maladie était en train de se propager. C'est très soudain, et surtout très rare : mais tu as envie de le prendre dans tes bras, sans trop le serrer, de peur de le briser en deux. Il y a des petits êtres comme ça, frêles et emplis de pureté qui vous font étrangement chavirer. Toi, assoiffé de chair et de chaleur humaine, tu te vois dans une position bien embarrassante : tu te sens plus violeur que charmeur a avoir osé traverser cette fine bulle qui entourait l'enfant qui trône au beau milieu du palais.

Où convient-il de déposer les offrandes destinées à sa Majesté ? Tu as envie de rire aux éclats mais tu te contentes d'extérioriser ton amusement par un fin sourire. Comme cela serait aisé de s'esclaffer : sa Majesté ?! Tu l'as devant toi, par Solorin ! C'est, d'ailleurs, ce que tu aurais fait, fidèle à ton orgueil sans faille, si seulement tu n'étais pas effrayé à l'idée de le faire paniquer davantage.

- Oh. Souffles-tu doucement. Ma foi, je peux toujours t'accompagner jusqu'à ses appartements, il sera ravi de le recevoir en mains propres.

Pour la première fois en trente-sept ans, tu t'amuses à jouer un autre rôle que celui de roi. Même lorsque tu n'étais qu'un enfant, jouant dans les alentours du palais avec Bilal, si quelqu'un devait incarner l'homme riche et puissant : c'était toujours toi. Le voleur, le brigand, le menteur, le petit délinquant ? Jamais. Depuis tout petit tu idolâtres ta place sur le trône.

- Qu'est-ce donc ? Et qui t'envoie ? Après, tu peux toujours me le donner si tu n'aimes pas trop le Sultan, je me chargerais de le lui apporter.

Ah, quel génie tu fais.
Ou simple imposteur.

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Re: Simple caprice du Destin ? Saad. fut rédigé Dim 8 Fév - 14:38

Aucune pensée cohérente. Il n’arrive à former aucune pensée cohérente. Probablement que s’il était oiseau, il en aurait déjà perdu quelques plumes. Mais comparer l’homme face à lui a un félin prédateur est bien la dernière chose à faire pour son calme défaillant. Des lambeaux, qui menacent de tomber en poussières à tout instant pour nourrir le désert d’Okleb. Il ne sait pas. Il ne sait plus. C’est comme si des années d’apprentissages n’étaient soudainement plus que fumée.

Et il regrette déjà sa prise de paroles. Encore une fois, il en revient à cette éternelle spirale : le besoin et l’interdiction. Il était bien plus facile de composer avant. Dans sa petite sphère connue. Où les droits et possibilités étaient aussi clairs que du cristal. Mais la voix, douce et envoûtante lui fait relever la tête, fixer ses yeux si étrangers. Il peut presque sentir son souffle chatouiller le bout de son nez à chacune des paroles prononcées. Oh, Solorin.

Appartements ? Appartements… ? Du Sultan ?! Encore une fois, le corps dépasse la pensée, et les yeux bleus s’écarquillent. Les fines lèvres tremblent et les mots aussi. Ils ne sortent pas. Comme s’ils avaient peur de tomber. Il aurait dû pourtant. Protester vivement. Tout de suite. Mais ça ne sort pas. Et déjà l’inconnu enchaîne. Ce qu’il transporte ? Ha. Bien sûr. Naturellement. C’est une question si… évidente. Il aurait dû s’y attendre. Mais il ne s’y attendait. Pourquoi est-ce tout, absolument tout, dans ce Royaume, a le don de le déstabiliser ?

Meir ne peut s’empêcher de penser que tout ceci est la faute de son Maître. Il y avait bien d’autres gens capables. Il aurait pu envoyer des personnes bien plus compétentes. Des personnes qui ne se seraient pas perdues, qui auraient déjà réussi, et seraient rentrées depuis un bon moment. Pourquoi lui ? Il arpente à peine la cité. Il ne connaît absolument pas le palais, ni, par Solorin, le visage même du Sultan. Même s’il est ridicule de penser qu’esclave et majesté puissent se croiser. C’est quand même gênant.

Un instant, Meir se balance sur le bout de ses pieds, pris dans ses tourments intérieurs. Avant de réagir… tout à fait instinctivement, devant l’intérêt du bel étranger. En levant le paquet bien haut au-dessus de sa tête, comme pour le protéger. Puis de se rendre compte de son acte, et de rougir un peu plus.

« Je. Je. Toutes mes excuses. »

D’excuse, il aurait bien aimé en trouver une. Mais aucune de réellement pertinente ne frappe à sa porte, alors il préfère ne rien dire.

« Mon Maître est Ravid Âdlaï. »

C’est un peu comme un aveu à demi-mot, sans l’être réellement. Meir ne cherche pas à cacher son statut d’esclave. Il énonce juste une vérité. Et Ravid ne possède aucun apprenti. Mais il pourrait toujours être confondu avec un gens de la maison. Et comme pour clarifier, pour éviter de les embarrasser, le petit oiseau se sent obligé de préciser.

« …Je suis son dernier esclave. Meir. »

Même s’il sait que rien ne peut réellement excuser son incompétence. Et que cet homme n’accorde probablement aucune importance à son prénom. Encore une fois, les mots glissent de façon maladroite hors de ses lèvres et il ne sait absolument ni comment ni pourquoi. Ou peut-être un peu. Mais c’est très embrouillé. Et que peut-il dire, par Solorin…

« Je. Je. Non. Je ne suis pas digne d’accéder aux appartements de sa Majesté mais je. Je ne peux vous le remettre non plus. Veuillez me pardonner. »

Et le paquet redescend enfin, pour se loger férocement dans ses petits bras. Comme l’on protègerait un chaton. D’une jolie teinte cerise, Meir cherche à respirer un peu plus doucement.

« Et je suis certain que le sultan est un grand homme. Bien que je ne sache même pas à quoi il ressemble… »

Cette fois, Meir recule. Il. Il ne voulait pas. Ou pas comme ça. Pas de cette façon. C’est… Ses mains brillent, sont presque transparentes. Oh non, pas encore. Le petit oiseau inspire un grand coup, et la lumière diminue. Cette expédition est une catastrophe.

Ravid Âdlaï, vous n’êtes qu’un immense irresponsable.



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Re: Simple caprice du Destin ? Saad. fut rédigé Sam 14 Fév - 12:06

SIMPLE CAPRICE DU DESTIN ?
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musique – Ravid ? Ravid... Tu avais beau répété moult fois ce prénom dans ta tête : ça ne te revenait pas. Aussi connu pouvait-il être, tu n'avais guère d'attache envers la noblesse de ton pays. Roi pathétique avec une mémoire défaillante, voilà ce que tu étais. Fort heureusement pour ton honneur, tu n'étais pas tout à fait à un roi dès lors, peut-être un simple serviteur, un simple ami de sa Majesté. Au final, l'anonymat n'était sans doute pas si mauvais que ça. Tu hausses les épaules et tu souris à ce frêle jeune homme ; on pouvait déjà lire dans tes yeux que tu avais perdu le fil de la conversation, tête en l'air que tu es. Dans tous les cas, tu oses supposer qu'un type de son envergure qui envoie un esclave au visage agréable doit être une grosse tête de l'économie d'Okleb, et que son présent doit être fortement... attrayant. Des femmes, de l'argent ? Ah, tu es si impatient de découvrir ce que l'on veut t'offrir ! Toi, éternel gamin, gourmand et orgueilleux.
Je suis son dernier esclave... Meir. Argh. Ton coeur chavire étrangement. T'es à la dérive, tu sens tes jambes traversées par la foudre. Drôle de sensation. Serait-il temps pour toi de calmer tes pulsions tactiles ? Et je suis certain que le sultan est un grand homme. Bien que je ne sache même pas à quoi il ressemble…

C'était donc pour cette raison qu'il semblait relativement indifférent - plus ou moins - face à ta personne. Tout s'explique, hm hm. Un sourire creuse tes pommettes et plisse tes yeux dorés. Cela faisait bien longtemps que tu n'avais pas entendu parler de toi sans une touche d'hypocrisie ou de sarcasme. C'était réel ; ou alors c'était un très bon acteur.

- Aaaaw, TU ES SI ADORABLE MEIR ! Un sultan en rut, un. VIENS LÀ QUE JE TE, tu tends tes bras, SERRE DANS MES BRAS !

Et c'est entre tes deux pectoraux saillants que tu étoufferais presque ce petit amour. Calé entre ton torse et tes bras, tu peux sentir un parfum fleuri, boisé et épicé à la fois. Ah, tu pourrais rester des heures comme cela.

- Hmm tu ne veux vraiment pas me le dire ? Booon, alors tu ne me laisses pas le choix. Je vais t'amener dans les appartements, de gré ou de force.

Un petit clin d'oeil vif et rapide avant que tu ne finisses par empoigner sa paume et le guider le long des grandes allées faites de marbre et de dorure. Escaliers, chemins secrets, couloirs interminables et pièces richement décorées : le palais se présente comme un gigantesque labyrinthe où en découle toute la richesse de la famille royale - dont les seuls représentants officiels sont Shahdee, sept autres belles femmes et toi-même.

Sans qu'il ne puisse en comprendre le chemin très probablement, le petit Meir venait de se faire traîner jusqu'à tes appartements. Tu pousses les grandes portes blanches puis un épais rideau rouge pour le laisser découvrir une pièce qui en valait des milliers : ta somptueuse chambre, palace des désirs et des plaisirs, du vice, du péché.
Pas de fenêtres, juste une gigantesque ouverture sur l'ensemble de la cité, agrémentée par de larges colonnes aux couleurs ensablée. Des longs rideaux fins comme du papier qui volent à la moindre brise, à moitié opaques permettent à la lumière de rentrer doucement, langoureusement, donnant à la pièce une atmosphère surréelle, accentuée par la présence de nombreuses petites statues dorées de félins, des grandes coupoles, des vases, des plantes étranges et autres objets de décorations. Au centre trône un bain circulaire sur lequel l'on a déposé des pétales de fleurs, dégageant cette odeur exotique qui embellit la chambre. Un peu plus loin, un grand lit qui pourrait accueillir un clan tout entier, des coussins un peu partout ; on pourrait presque s'allonger partout dans la pièce, tout semble si confortable.

D'ailleurs, tu ne te fais pas prier. Tu laisses tomber le maigre morceau de tissu qui couvre ton dos et tes épaules sur le sol avant de t'affaler avec nonchalance sur une pile de coussins soyeux.

- Je ferais un bon sultan, tu ne trouves pas ? Viens donc t'asseoir !

Tu es un petit joueur, après tout.

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