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 Briser le silence

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Âge : 19 ans
Alter ego : Shogo (mamba noir)
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Briser le silence fut rédigé Jeu 5 Fév - 10:26

En cette fin d’après-midi, un silence pesant plane sur la cité impériale. Les serviteurs vaquent à leurs occupations sans faire de bruit, les gardes occupent leur poste sans prononcer un mot. Les quartiers du roi sont eux-mêmes étrangement calmes et vides. Dans cette zone du palais, on trouve un petit parc, au centre duquel trône un niwaki imposant, et délimité par 4 allées perpendiculaires longées par des murs. Dans une de ces allées, face à une lourde porte de métal, Yokomune attend.

Soupir
Ca va faire 15 minutes que Chu-Jung est parti prendre son bain. Tous les jours, c’est pareil : en temps que garde du corps, je dois rester campée devant la porte comme une idiote pendant toute la durée de ce rituel ridiculement long.
    Une idée me vient alors à l’esprit. Lasse, je décide de me diriger vers l’arbre central.
   J’ai à peine le temps d'esquisser un pas que Shogo se faufile hors de ma manche pour me regarder d’un air réprobateur. Toujours là pour me rappeler ma tâche ancestrale, celui-là.

Ne t’inquiète pas, je ne vais pas loin.

Son regard ne vacille pas et je sens son étreinte autour de moi se resserrer légèrement.

J’ai compris que tu n’étais pas d’accord. Je m’en fiche.

Je continue sur ma lancée et fais quelque pas dans le petit jardin, avec une attention particulière pour n’écraser aucune des magnifiques fleurs qui le décorent. Arrivée face à l'if, je pose doucement ma main sur son tronc. Je ne peux m’empêcher d’éprouver un profond respect pour ces êtres centenaires, aux racines profondément ancrées dans le sol de Kwaïdan. A l’image des traditions séculaires régissant la cité impériale, enracinées dans la culture du pays, ils semblent immuables; insensibles aux ravages du temps.
    Je m’adosse à l’arbre, faisant face à la porte. En vérité, c’est un meilleur poste de garde : je peux facilement surveiller les 2 halls perpendiculaires à celui dans lequel je me trouvais, d’ici. Je ressens le corps froid de mon alter-ego qui serpente le long de ma jambe. Il prend une taille plus importante et grimpe dans l’arbre, s’enroulant autour d’une branche au-dessus de ma tête.

Tu vois, je savais que ça te plairait !

Le sourire sur mon visage s’estompe rapidement. Des bruits de pas résonnent dans le couloir. Qui s’aventurerait près des appartements du roi pendant l’heure du bain ? J’ai beau réfléchir, je ne me souviens d’aucun rendez-vous cet après-midi. Les gardes de l’entrée n’auraient laissé entrer personne maintenant, de toute façon. Et s’il s’agit d’un assassin, il est bien sûr de lui pour provoquer un raffut pareil. Et donc soit très bon, sois très stupide.
    Shogo a ressenti ma contrariété et vient rapidement retrouver sa place sous mes vêtements. L’étranger arrivant par le couloir derrière moi, l’arbre me cache à sa vue. Alors qu’il s’engage dans le corridor de droite, je change rapidement de position pour rester hors de vue. Mon cher ami reptilien, tout en gardant sa queue enroulée autour moi, se faufile entre les fourrés pour espionner notre invité, afin de me permettre de rester à couvert. Sa réaction me déstabilise : il serre plusieurs fois mon bras, doucement, comme on tapoterait sur l’épaule de quelqu’un pour attirer son attention. Je risque un coup d’œil.
    Soulagement. Je sors de ma cachette et souris à l'arrivant.
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Re: Briser le silence fut rédigé Jeu 5 Fév - 18:58


Briser le silence

Feat. Yoko

Non, tu ne pouvais pas attendre une heure, ni deux. Ils avaient tenté de te faire comprendre que l'empereur était actuellement occupé, que tu ne pouvais pas le voir pour le moment, que tout second que tu étais tu ne pouvais pas le déranger en ce moment ? Et quoi ? Chou-chou était en train de faire un héritier aux Liang ? Non tu ne pensais pas non, tout empereur qu'il était c'était encore un prude. Et avec qui en plus ? On ne barrait pas la route au second de l'empereur.
Ces insolents osaient te dire non à toi ? Ils n'étaient que des gardes, affectés à une porte de la cité impériale. Navré, mais vous allez vous agenouiller de force devant le plus fidèle serviteur de sa majesté. Tu n'étais parti de Ji que depuis deux semaines, et déjà les gardes pensaient que tu ne représentais rien ? Ciel, ils avaient été habitués à voir le second chaque jour du temps de ton père, et maintenant que les choses changeaient un peu, ils en étaient tout chamboulés.
Tu avais des choses à dire à Chu, importantes et urgentes. Et pour une fois, ça n'avait rien à voir avec l'Institut. Intérieurement tu étais sur que l'empereur en avait un peu ras-le-bol d'entendre des rapports sur les dragons. Bon techniquement tu avais eu ces informations à cause d'un problème de dragon, mais en pratique le dragon n'intervenait pas ici.
Non, tu venais parler de sécurité, de comptabilité, de magie, et de réaffectations de postes.
Sans attendre, tu marchais à vive allure vers la salle du trône, sans faire attention aux nobles qui déambulaient doucement. Tu étais pressé, tu n'avais pas le temps de saluer la femme du général qui te saluait. Tu ne la voyait même pas.
Le trône était vide. Tout pressé que tu étais, tu marquas une pause devant, fixant la chaise - parce il fallait bien l'appeler comme ça, c'est ce qu'il était - un instant. En haut d'un long escalier, entourée d'un kiosque aux colonnes en jade. Vraiment magnifique. Mais ta place était meilleure. À la droite du trône, debout, en retrait. De là, rien n'échappait à ton regard lors des audiences.
Une sifflement lécher tinta à ton oreille, t'arrachant à ta rêverie. Huaìshì savait ce que tu devais faire, et le grand serpent métallique entendait que tu mènes ton projet à bien. Il recommença son ondulation autour de toi, comme toujours, ses anneaux encerclant ton corps à quelques pouces de lui. Il lévitait, c'était sa passion à lui.
Le sifflement de ton alter-ego t'avait ramené dans la réalité, mais calmé aussi.
Tu te dépêchais moins sur le chemin du domaine privé de l'empereur. Après tout, ce jardin extérieur séparant le grand bâtiment du trône de la résidence impériale était ton endroit favori dans la cité. Fleuri, calme, on entendait pas un bruit. Pas un bruit autre que celui des pas de celui qui s'y déplaçait. Ton bruit.
Enfin, la lourde porte en bronze se dressait devant toi. Les deux gardes ici étaient des nobles, choisis pour cette tâche par leur nom. Leur nom. Qui était invariablement inférieur au tien. Dire que le nom faisait tout dans ces murs dorés. Et plus généralement dans Kwaïdan. Enfin, tu n'allais pas réformer le monde en un jour.
Les gardes n'avaient pas eu le temps d'ouvrir la porte que tu avais déjà sauté par dessus les murs. Pas le temps. Tu reprenais ta marche, décidé à trouver l'empereur et à parler avec lui. Sieste ou pas sieste, il était l'empereur, et à tout moment on pouvait avoir besoin de lui. Non et puis pourquoi aurait-il fait une sieste ? Chu-jung était une horloge sur pattes, qui se levait à l'heure, mangeait en un temps précis, travaillait, se lavait, tout était dans un schéma dans sa tête.
Attends. Se laver. Tu hâtas le pas à nouveau, entrant sans respect dans le bâtiment, tout droit vers la cour intérieure. Les bains impériaux sont à l'opposé.
Sans faire attention, tu passes devant l'arbre. Tu l'as vu cent fois étant enfant cet arbre, tu l'as escaladé avec un petit Chu-chu, tu as taillé une croix en haut. Tu l'ignores donc.
Erreur numéro un. Erreur numéro deux ? Ne pas faire attention à Huaìshì, qui a arrêté d'onduler pour lever la tête, à ta hanche, et fixe l'arbre.
Tu es passablement surpris de voir cette petite tête brune descendre de l'arbre pour te saluer. Tu prends un air dur, tandis que ton serpent siffle.

« Qu'est ce que dirais sa Majesté s'il savait que son garde impérial auquel il fait le plus confiance abandonne son poste ? Mon rapport sera acide, Shima. »

Ton air sérieux s'efface, tandis que tu souris, avant d'ébouriffer la tête de la jeune fille. Elle aussi, tu l'as connue môme comme Chu-chu, elle aussi, elle est au palais depuis que tu la connais.

« Comment tu te portes Yokkun ? Sa majesté est en train de se laver ? J'ai à lui parler. »

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Re: Briser le silence fut rédigé Jeu 5 Fév - 21:15

Il m’a ébouriffé les cheveux. Il a osé. Je fais un gros effort pour contenir ma colère. Je ne suis plus une enfant, et je vais le lui montrer.

Je n’ai pas abandonné mon poste, regarde : je peux très surveiller la porte d’ici. Et si quelqu’un arrivait…

Activant le don de Solorin, je passe dans mon monde, devenant invisible pour le conseiller. Je dégaine mon arme, bondit dans son dos, et reprend corps avec le monde réel, posant le plat de ma lame contre son cou. Silencieux, nos alter-ego se regardent en chiens de faïence, tout deux enroulés autour de leur maître respectif.

…Je ferais ça. D’ailleurs, tu as mis du temps à remarquer ma présence, n’est-ce pas ? Si tu avais été un intrus, tu serais mort bien avant d’avoir eu le temps de comprendre ce qui t’arrivait.

Aucune réaction, si ce n’est un soupir énervé. Il n’a pas l’air d’humeur. Je rengaine rapidement mon arme.

…En effet, l’Empereur prend son bain. Il faudra attendre, tout comme j’attend chaque jour, clouée devant cette porte. Ça a l’air d’être important, ce que tu as à lui dire, lâcheur. Tu te soucies de ton pays maintenant ? Grande nouvelle.

Il reste de marbre. Aïe, il faut vraiment que j’apprenne à tenir ma franchise en laisse. Je ne lui ai toujours pas réellement pardonné de nous avoir abandonné, nous qui étions presque une famille. Il n’a pas l’air d’avoir idée du mal que son départ a fait à Chu-Jung, ni même de s’en soucier.
    Et pourtant les années passant, je comprends de mieux en mieux son choix. Je n’ai jamais remis en question nos traditions. Fièrement, je me suis préparée à ma mission, que je considère encore comme un honneur. Ce n’est pas ma tâche de garde du corps qui me pose problème, au contraire; une guerrière ne peut rêver mieux que combattre pour protéger ceux à qui elle tient. Cependant, je souhaiterais que cette mission ne signifie pas rester enfermée dans ce palais. Je n’ai presque rien vu de mon propre pays : enfant, j’étais trop occupée à m’entraîner, et maintenant, je ne peux pas m’éloigner de l’Empereur. Ce qui signifie rester dans cette prison, coupée de tout.
    Mais il est revenu. Alors qu’il aurait pu continuer à voyager le restant de ses jours, libre comme l’air. Si j’avais été à sa place, en aurais-je fait de même ? Je baisse les yeux, honteuse de ma remarque. Même la Lame de l’Empereur ne peut se permettre de parler sur un tel ton à son second, d’autant plus qu’il est son ainé.

…Oublie ça, pardon…

Voulant me tirer de cette situation délicate, je décide de changer de sujet. Autant discuter après tout, l’Empereur n’est sans doute pas prêt d’avoir fini.

Dis, Niwang. Pourquoi as-tu soudainement décidé de revenir ? Personne ne serait venu te chercher. Le monde n'a-t-il rien de mieux à offrir que cette cité au calme morbide?
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Re: Briser le silence fut rédigé Jeu 5 Fév - 23:11


Briser le silence

Feat. Yoko

Elle avait grandit. Oui, je pouvais le sentir dans mon bras, la dernière fois que je l'avais vu il n'était pas aussi haut. Bah, en soit tant mieux, ça m'aurait ennuyé grandement qu'un garde impérial m'arrive en dessous du bassin. Et elle avait maintenant son propre alter-ego haha ! Un serpent, noir. Je regardais mon alter-ego. Un serpent, argenté. Oké paye ton originalité. Non sérieusement, dans mon souvenir, ça n'était pas la seule garde impériale à avoir un serpent pour alter-ego. On avait du prendre un abonnement générationnel, ou bien je ne savais pas ce que c'était.
Yokkun disparu au milieu de sa phrase, pour réapparaître derrière moi, l'acier de son katana sur mon cou. Je la connaissais depuis qu'elle était môme. Son pouvoir n'était pas quelque chose qui m'était nouveau. Le nombre de fois où elle avait triché avec quand on jouait... Quoique Chouchou aussi aimait trop gagner pour ne pas utiliser son pouvoir... Enfin, je constatais au moins qu'elle s'était grandement améliorée dans son utilisation. C'est qu'elle devenait presque une vraie adulte héhé... Je me retournais lentement, avant de la détailler. C'est vrai que nous n'avions pas pu avoir de discussion depuis que j'étais de retour dans l'empire, et je pouvais comprendre qu'elle me tienne une petite rancune. Laissant un petit silence s'installer après qu'elle ait retiré ce qu'elle avait dit, je lui répondais sur un ton sérieux.

« Tu penses que tu m'aurais tué avec ça ? Yokkun, tu sais pourquoi mon serpent, contrairement au tien qui te colle à la peau, est toujours à quelques millimètres de la mienne ? Parce qu'il ne peut pas s'en approcher. Et à moins que je ne l'autorise, ta lame non plus ne s'en approchera pas. Je suis sur que tu n'as pas oublié ce qu'est mon pouvoir hein ? »

Au moment où ma voix s'éteint, le petit parc se retrouva plongé dans une atmosphère beaucoup plus lourde. Les branches ployèrent sous leur poids, les brins d'herbes d'affaissèrent, tandis que la jeune femme chancelait. Seuls Huaìshì et moi restions stoïques, tandis que je venais de quadrupler la gravité pendant une seconde.
Souriant, j'ébouriffais à nouveau les cheveux de cette petite soeur d'adoption.

« Oh, tu sais, l'empire c'est ma raison d'être. Je suis né pour le servir, je suis bien obligé de faire toute sortes de choses pour lui. Non, Kwaïdan est ma patrie, je ne désire que sa prospérité. »

Pourquoi est-ce que je ne me soucierais pas de l'empire ? Parce que j'étais parti faire le tour de notre monde ? Parce que je n'avais pas donné de nouvelles à ces deux enfants pendant six ans ? Ils avaient survécu. Et ils ne me haïssaient pas. Tout ce qui m'importait. Je regardais à nouveau son serpent, qui s'enroulait autour de son corps, la serrant un peu. Une vraie adulte hein ? Tch, c'était une petite soeur, elle le resterait.

« Franchement, je ne vois pas pourquoi les gardes impériaux sont de factions quand je suis à la cité impériale. Je suis le meilleur bouclier de l'empereur, son arme la plus puissante. »

La remarque, qui n'attendait pas de réponse, était destinée à la faire tiquer. Après tout si elle avait le droit de faire ça, moi aussi.
Sa question suivante m'affecta plus qu'elle ne l'aurait du. Je ne pu d'abord rien faire d'autre que de lui sourire, l'air désolé. Pour qu'elle me pose cette question, c'était qu'elle devait elle aussi passer par la phase que j'avais vécu il y a 14 ans, c'est qu'elle aussi aspirait à la liberté. Malheureusement, elle était déjà en fonction, et jamais elle n'aurait cette liberté qu'elle chérissait. Pas tant qu'elle serait garde impériale...

« Si, le monde hors de l'empire est merveilleux. Rempli d'endroits accueillants et jovials, comme d'endroits froids, vides de vie, dans lesquelles j'espère à ne plus jamais avoir à mettre les pieds. Et détrompe-toi, même l'endroit le plus perdu de notre monde n'est pas à l'abri de Jia Béilong. Aurais-je décidé d'aller mener ma vie sous l'océan, que mon père m'aurait retrouvé. Mais je suis revenu parce que je ne peux pas abandonner Chu-jung. Il est trop jeune pour être adulte, pas assez pour ne pas régner. Il a besoin d'appuis solides, autrement il fera des erreurs. Et si l'erreur d'un ouvrier se répare facilement, la plus petite erreur de l'empereur de Kwaïdan pourrait mener ce pays à la ruine... »

Ce sujet n'était pas très agréable. Oh, j'aurais pu lui raconter mon voyage. Mais clairement, ça n'était pas le vrai sens de sa question. Et la réponse qu'elle attendait, j'étais incapable de la lui donner.

« Mais plutôt que de s'ennuyer avec ça, parle-moi un peu de ce pépére qui s'enroule de façon sexy autour de toi ! Il a un nom ? C'est quoi comme espèce ? Si c'était un dragon je ne demanderais pas, mais j'avoue ne pas être incollable en serpents. »

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Re: Briser le silence fut rédigé Sam 7 Fév - 18:52

A l’exception de sa petite pique, qui n'était sans doute qu'une réponse à la mienne, les mots de Niwang m’apaisent. Son discours me rassure et m'inspire. Tout comme moi, il ne laisserait pas tomber sa patrie. Je l'ai jugé trop vite sur ce point. En vérité, notre poste prédestiné auprès de l’Empereur n'est sans doute pas notre seul point commun, et si quelqu’un ici peut me comprendre, j’imagine que c’est lui.
    Il faut le dire, j’avais presque oublié l'étendue de son pouvoir et je suis certaine qu’il s’est fait un plaisir de me rafraîchir la mémoire. Je dois avouer qu’il fait partie des personnes que je préfère avoir dans mon camp. Même si mon propre don me permettrait d’échapper un instant au sien, c’est tout un groupe d’adversaires qu’il peut mettre à genou en un clin d’œil. Peut-être même plus ? Je frémis à l’idée d’un seul homme tenant en respect toute une armée par sa simple volonté.
    Sa brève description du reste du monde me laisse rêveuse l’espace d’un instant. Peut-être un jour aurons-nous un peu de temps durant lequel il pourra m’en conter d'avantage ?
       Je souris à sa remarque sur Shogo, et je peux sentir mon ami à écailles réagir de manière flattée à l’attention qui lui est portée.

Il s’appelle Shogo. Quand il m’a été offert par Dame Nature, j’ai été très curieuse et j’ai épluché tous les livres de la bibliothèque impériale sur le sujet. Ça m’a pris pas mal de temps, mais je peux l’affirmer désormais : c’est un mamba noir. En vérité, Shogo est particulièrement foncé pour son espèce : comme tu as pu le remarquer, ses écailles sont gris foncé, presque noires. Mais ces serpents doivent leur nom de mambas noirs non pas à leur couleur générale mais à une caractéristique particulière : l’intérieur de leur gueule est d’un noir d’encre.

Illustrant mes propos, le reptile ouvre sa gueule en grand, dévoilant ses énormes crocs qui y trônent tels des joyaux dans un écrin d'ébène.

Il existe donc des mambas noirs gris clair, bruns et même olives, d’après ce que j’ai lu. Je dois dire que c’est un bon compagnon, on s’entend très bien. Il surveille mes arrières, et c’est bon de savoir que quelqu’un veille en permanence sur vous.

Shogo me lance un regard empli de bienveillance,et je gratte doucement le dessous de sa mâchoire inférieure. L'Empereur nourrit-il les mêmes sentiments à mon égard? La question me traverse l'esprit mais je l'en chasse rapidement.

Il ne paie peut-être pas de mine, mais c’est un tueur né.

Je détourne mon regard vers son compagnon.

Quelle coïncidence, qu’on ait tous les deux hérité d'un serpent comme alter-ego. Je ne sais pas si tu as déjà rencontré Higanbana, un des gardes de l’Empereur, mais lui est accompagné d’une couleuvre. A la place d’Iven, dont le compagnon est un écureuil, je ne serais pas rassurée !

Je laisse échapper un rire sonore, qui résonne dans les couloirs du palais.
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Re: Briser le silence fut rédigé Mer 11 Fév - 7:17

Une journée dans la peau de l’Empereur… était loin d’être une journée de plaisirs et de détente comme s’amusent à le portrayer certains fantasmes du XXIe siècle. Plus mentalement que physiquement en fonction de la journée, c’était éreintant, épuisant, de quoi vous donner une migraine au coucher, et une plus forte au réveil parce que vous avez eu pas assez de sommeil, dans les jours les plus chargés.

C’était des piles de documents qui s’empilaient jour après jours, des débats interminables pour faire tenter de passer telle ou telle loi, d’imposer telle ou telle mesure, de faire approuver tel ou tel accord commercial… il était l’Empereur, que diable, quel besoin réel avait-il de s’encombrer de notables qui refusaient de suivre sa politique et par conséquent ralentissaient la croissance de l’Empire ?! … Oh, oui, il avait pas le choix, sinon on virait à la tyranie ou un truc du genre, c’est vrai. Puis il avait besoin de leur influence, mine de rien. Zut. Pas aujourd’hui qu’il allait pouvoir leur faire couper la tête en fait. Fuck it, il avait besoin de se calmer un peu.

Sauf que d’après son programme, la séance d’entraînement avec Ryuji à défaut d’avoir l’oncle Rahn à disposition, c’était pas aujourd’hui, et… oh Solorin. Pas de pause prévue avant la fin d’après midi. Est-ce qu’il allait réellement devoir tenir jusque là ? … La question ne se posait même pas, oui, il allait devoir. Le pire étant certainement de devoir rester en présence de la cour de longues heures durant, pendant les heures qu’il accordait au rôle de juge suprême aux conflits qui étaient apportés devant lui. Sérieusement, qui avait eu la brillante idée qu’un empereur devait aussi s’inquiéter des affaires de justice ?! … Oh, c’était lui, c’est vrai. Fuck you, Chu-Jung, toi et tes fausses bonnes idées. Tes fausses bonnes idées surtout en fait.

Finalement arrive la délivrance. Belle délivrance, douce délivrance, la seule demi-heure qu’il pouvait n’accorder qu’à lui et rien qu’à lui. L’heure du bain. Sans doute parce que son pouvoir était intimement lié à l’eau, il s’était toujours senti bien dans cette dernière, qu’elle soit chaude ou froide d’ailleurs. Durant ce moment qui n’appartenait qu’à lui, dans la salle d’eau richement décoré s’où s’échappaient des vapeurs parfumées. Kagutsuchi, elle… appréciait clairement moins ceci dit. L’eau gonflait ses plumes, c’était une horreur, et du coup la chouette rousse laissait sa moitié seule durant ces moments là, préférant se reposer dans l’arbre au centre du petit parc, somnolant tranquillement, un discret hullulement s’échappant parfois de son bec. Pour un peu, il s’endormirait pendant ce rare et précieux instant de détente qui lui était accordé. Ses paupières étaient lourdes… il n’avait pas assez dormi cette nuit… ses yeux se fermaient doucement… Puis soudainement l’atmosphère se fit bien plus lourde.

Sous l’effet de la gravité augmentée, Chu-Jung s’était soudainement retrouvé collé au sol de l’imposante salle dos, alors que les vapeurs redescendaient, flirtant outragousement avec l’eau dont elles s’échappaient quelques instants auparavant. Puis tout disparu. En d’autres circonstances, il aurait pu croire à une hallucination causée par la combinaison de la fatigue et de la chaleur… si Kagutsuchi, à l’extérieur, ne s’était pas mise à hulluler de colère en volant vers l’importun, et si il ne connaissait pas quelqu’un avec l’exact pouvoir à même de provoquer un tel phénomène. Pendant SON rare temps de détente personnelle. POURQUOI ? L’air courroucé sur son visage en disait beaucoup alors qu’il se relevait enfin, sortant de l’eau pour rapidement s’essuyer avec une serviette mise à sa disposition par Chandra sans en apprécier la douceur, se rhabiller, et enfin sortir, de l’eau gouttant de ses cheveux et de la pointe de sa corne encore humides sur son kimono.

... Pourrions-nous savoir de quoi il est question avant d’avoir l’impression d’avoir interrompu notre bain pour rien ?

… On ne touche PAS à la demi-heure de détente de l’Empereur sans en subir les conséquences. Même si sa mauvaise humeur pouvait sembler être une conséquence bien minime, compte tenu des protagonistes de la scène.

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Spoiler:
 


Dernière édition par Chu-jung Liang le Ven 6 Mar - 9:11, édité 1 fois
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Re: Briser le silence fut rédigé Mer 11 Fév - 16:53

Un frisson me parcourt instantanément l'échine au moment où j'entend le son familier de la voix de l'empereur qui tonne derrière moi. Il n'est pas content. Vraiment pas. Je comprend rapidement que le petit tour de mon interlocuteur a du le déranger dans son bain. Pour autant que je m'en souvienne, personne n'a jamais osé faire ça.
    Shogo, qui a directement détourné son attention vers la porte qui venait d'être ouverte afin d'observer la cause de ce raffut, accentue son étreinte autour de moi de façon caractéristique. Aurait-il peur? Je tourne lentement la tête pour jeter un coup d'oeil au jeune homme et comprend la source de son anxiété. De l'eau ruisselle de sa chevelure. Oh, Solorin, protège-nous. La dernière fois que j'ai vu une telle expression sur son visage, une guerre a failli être déclenchée.
Je m'incline respectueusement dans sa direction.

Déjà de retour, Empereur? J'espère que la petite démonstration de Niwang ne vous a pas dérangé dans votre seul moment de détente de la journée? Ce serait dommage, compte tenu du fait qu'elle n'avait pas de réel déclencheur.

Je jette un regard en coin au conseiller, ne pouvant réprimer un demi-sourire narquois. Bonne chance pour t'en sortir, monsieur "mon rapport sera acide".

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Re: Briser le silence fut rédigé

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Briser le silence

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