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 We live in grim times indeed if the youngs are too world-weary to believe in magic. | Othys

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We live in grim times indeed if the youngs are too world-weary to believe in magic. | Othys fut rédigé Dim 15 Fév - 23:40


Les garçons aiment les épées. Même ceux qui n’en utiliseront jamais aiment, malheureusement, les épées. Droite, incurvée, à double-tranchant, courbe, à deux ou une main, il y en a pour tous les goûts.

Tout naturellement, il y en avait au goût de l’aîné D’onofrio –un garçon idiot gentiment dit-, mais pas exactement à son goût. Jamais tout à fait à sa hauteur, comme si un gamin qui n’avait jamais brandit quoi que ce soit contre qui que ce soit pouvait prétendre à une quelconque hauteur ; venant d’un nain, la remarque devenait encore plus mordante, et se fût à grande peine qu’il la retint derrière ses lèvres.  
L’on pourrait croire qu’un gladiateur ne pourrait pas s’ennuyer dans une armurerie et pourtant, à force de regarder le gringalet arpenter inlassablement l’échoppe, Augustine commençait à être écœurer par l’abondance d’arme qui ne signifiait qu’une chose : ils n’étaiten pas près de revoir le ciel. L’aîné refusa une rapière finement décorée qui aurait été parfaite pour la cadette –sans tenir compte qu’elle ne faisait pas officiellement d’escrime ; officieusement, c’était une autre histoire-, non sans que le nain n’ait un pincement au cœur pour la pauvre lame.

Il soupira tout bas pour ne pas se faire entendre, tentant de concentrer son attention sur autre chose que le métal brillant reflétant son visage grossier ou l’attitude du garçon qui commençait à lui courir sur le haricot. En ce début de matinée, peu d’autres téméraires étaient venus braver le quartier marchand, encore moins du côté de l’armurier. Les seuls gens assez courageux –ou assez idiot- pour sortir de si bonne heure étaient les domestiques et les conjointes venues arpenter les étalages de victuailles –auquel il repensait avec envie-, plus une maigre bande de pelés trop matinaux –dont eux deux.
Un autre pelé se tenait lui aussi dans l’armurerie. Augustine fut étonné lui-même de ne pas l’avoir remarqué en rentrant –à moins qu’il ne se soit coulé à l’intérieur après eux ?-. La faible lueur matinal et les vêtements sombres de l’individu le faisait se fondre dans les murs foncés, ce malgré les présentoirs à arme bondé. Femme ou homme, le clair-obscur ne permettait pas réellement de le distinguer, et l’esprit du nain n’était pas assez conservateur pour l’assumer d’après l’endroit où ils se trouvaient.

Comme pour le sortir de sa contemplation, l’aîné D’onofrio produisit un geignement particulièrement agaçant –un mélange entre le ‘nyeee’ et le ‘meeeh’-. Ha, il en avait presque oublié la compagnie de son jeune maître. A vrai dire, un instant, il avait tout oublié, jusqu’à l’odeur boisées du plancher  et le cliquetis des armes sorties une à une de leur présentoir. Sa contemplation silencieuse s’était muée en réflexion profonde à son insu : peut-être même s’était-il perdu une seconde dans un semblant de souvenir. Le jeune inconnu dégageait quelque chose de familier sans qu’il puisse réellement mettre le doigt dessus.

« J’espère pour vous que vous n’avez pas besoin de conseil, car vous risquez d’être encore là ce soir. » glissa-t-il avec autant de discrétion que le déplacement qui l’avait mené au pied de l’inconnu. Augustine fut visiblement déçu de constater que le visage de son interlocuteur était masqué, mais cela aurait très bien pu passer pour du désespoir en vu d’être accroché à l’autre geignard. « Alors : garde ? Mercenaire ? Amateur ? » Les bouts de ses doigts boudinés effleurèrent le manche d’un marteau d’arme ; le genre qui fait exploser les genoux lorsque l'on sait frapper juste. « … Gladiateur ? » Un sourire lui prit en relevant le visage vers son interlocuteur.
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Re: We live in grim times indeed if the youngs are too world-weary to believe in magic. | Othys fut rédigé Mer 18 Fév - 22:13





____« Chevalier, mais pour être franc, ce n'est pas bien diff— Augustine ? » Othys s'interrompit alors qu'il identifiait le nain, l'air stupéfait. Malgré la pénombre, il n'y avait pas erreur.

____ « Vous me reconnaissez ? Je suis, ah, le cadet des Revas » précisa-t-il. « J'étais très jeune lorsque nous avons visité votre famille. Peut-être que vous ne vous en souvenez pas, cela dit, c'était il y a longtemps... » Il espérait que sa phrase décousue ne le fasse pas paraître trop étrange— mais il était définitivement convaincu de connaître ce nain, l'esclave des d'Onofrio qu'il avait rencontré lors d'une visite et, des années après, vu combattre dans l'arène. Le nain et sa ténacité avaient fait forte impression sur le chevalier.

____Il ne pouvait pas en dire autant de sa visite chez les d'Onofrio, dont il gardait un souvenir assez pénible ; principalement parce que la maîtresse des lieux avait regardé Othys comme s'il avait été un troll de maison particulièrement malodorant. Il avait néanmoins pu se targuer d'être un superbe pot de fleurs durant les quelques heures qu'avait duré la visite— allant même s'aventurer seul dans les larges couloirs de la maison et y croisant, par la même occasion, un esclave au physique particulier. Augustine avait été très sympathique, mais il doutait que ce dernier le reconnaisse des années plus tard, surtout dans cet attirail et avec ce... Oh. Il aurait dû ôter son masque dès le début !

____Se fustigeant pour son manque de politesse auprès d'une vieille connaissance, il enleva donc son masque, dévoilant un visage qui avait vieilli depuis leur dernière rencontre et deux yeux pâles qui se posèrent sur leur interlocuteur, puis sur le garçon qui s'agitait quelques étalages plus loin. « Toujours en plaisante compagnie, je vois. » La phrase était teintée d'ironie, mais le nain ne lui en saurait gré. Difficile de faire pire compagnie que le garçon à qui il servait d'accompagnateur.
Blagden l'avait suivi à l'intérieur (cet oiseau n'avait aucun sens des convenances) et détaillait la pièce avec des mouvements de tête agités et réguliers, excité par la proximité des objets brillants alignés le long des présentoirs. Il darda sur le nain un regard méfiant.
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Re: We live in grim times indeed if the youngs are too world-weary to believe in magic. | Othys fut rédigé Ven 20 Fév - 14:08


Chevalier, hein ? Pas le temps d’assimiler l’information : les mots du jeune homme et le cour de ses pensées étaient déjà coupés par son propre nom, non sans que ça ne le surprenne. Ses doutes étaient donc fondés. Augustine se mit à chercher au plus profond de sa mémoire ; des familles qui passaient les portes de la maison D’onofrio, il y en avait à la douzaine. Carmel n’était pas idiote, elle savait pertinemment qu’un cercle de connaissance étendu à travers Alphegias était un atout majeur pour faire circuler son influence et pour pouvoir faire des chantages émotionnels discrets le moment venu. Il abandonna et du voir le visage du jeune homme pour réussir à associer les deux en un même souvenir.

« Shush. » répondit-il à sa remarque en levant son index devant ses lèvres. « Il a l’ouïe fine- ils l’ont toujours eue, tu devrais être le premier à le savoir. » Le nain jeta un bref coup d’œil derrière lui, mais sa susnommée plaisante compagnie était toujours en train de geindre auprès du pauvre l’armurier. « N’est-ce pas, Othys ? » Un large sourire s’étendit de bout à l’autre de son visage, accompagné d’un rire mal étouffé. Heureusement, l’aîné D’onofrio ne cilla pas et refusa une énième lame en la qualifiant de ridicule. Augustine n’était pas très fier d’être vu en tel compagnie par une vieille connaissance ; à l’époque, le plus vieil enfant D’onofrio devait mesurer par plus de trois pommes, et Othys ne devait même pas en avoir souvenir, mais il pouvait très bien constater que le fruit ne tombait pas loin de l’arbre.

Un battement d’aile lui fit lever la tête, seulement pour croiser le regard du volatile. Lui, par contre, il ne le connaissait pas. Le destin avait donc targué le cadet des Revas d’un merle hyperactif ? Dire qu’à l’époque ils en étaient encore à supposer le genre de bête qui le suivrait plus tard… Le temps filait entre ses mains, et l’homme ne s’en rendait que trop bien compte en voyant à quel point Othys avait grandi. « Alors comme ça le petit Othys s’est fait chevalier ? » Il le détailla de la tête au pied, peu convaincu que la formation colle au jeune homme. Il était en première loge pour savoir que l’habit ne faisait pas le moine, mais le jeune homme avait plus la carrure d’un duelliste maniant un fleuron que celle de l’image toute faite du chevalier.

Le petit homme s’éloigna de quelques pas sur le côté, effleurant toujours du bout des doigts les lames que l’oiseau lorgnait entre deux regards méfiants. Ses mains s’arrêtèrent devant une épée bâtarde côtoyant une rapière reluisante. Une arme polyvalente trop souvent méprisée à cause de son nom. Il s’en serait saisi pour vanter ses mérites au chevalier si le rejeton à sa solde ne s’était pas désintéressé des présentoirs voisins. « Elle est trop longue pour toi, nain. » L’adolescent s’en saisit, la décrocha du mur et fit quelques moulinets, le visage targué d’une moue hautaine, avant d’enfin remarquer le chevalier. « Tu t’es perdues, fillette ? »  Augustine, penché sur le côté pour être visible derrière son jeune maître, tentait de signer à Othys de calmer le jeu ou mieux, de ne pas du tout entrer dans le jeu, mais ses bras trop courts n’étaient pas taillés pour passer des messages précis et cela pouvait très bien se lire comme un ‘casse-lui les dents gamin !’. « Tu la convoitais ? Je suis sûr que vos noms sont assortis. »

Le nain se frappa le front en désespoir de cause. Oh, il fallait être César D’onofrio pour se permettre de lancer de telles accusations à des étrangers.
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Re: We live in grim times indeed if the youngs are too world-weary to believe in magic. | Othys fut rédigé Dim 22 Fév - 16:44

Othys suivit le regard du nain, révélant une épée fine qui avait jusque-là échappé à l'oeil du jeune homme. Ce n'était sans doute pas la pièce la plus impressionnante de la collection au premier regard, mais elle avait attiré l'oeil du nain et par voie de conséquence, celui d'Othys. Une très jolie lame, pensa-t-il. Juste assez légère pour ne pas entraver l'agilité qu'il chérissait tant, et...
La lame avait disparu de son présentoir. Elle était désormais entre les mains d'un adolescent qu'Othys détesta instantanément. Il lui faisait décrire des moulinets en le regardant d'un air goguenard.

« Je lâcherais ça, à ta place, avertit Othys en s'avançant d'un pas. Tu ne m'as pas l'air bien habile pour une lame de la sorte, et je sais de quoi je parle. »

Un membre de la clientèle habituelle de la boutique -qui était pour la plus grande partie constituée de gladiateurs à la carrure d'une armoire à glace- aurait déjà envoyé l'insolent rejoindre le sol à grands coups de phalanges en travers du visage pour un tel affront, mais Othys souhaitait éviter de causer du grabuge. Du moins pas au milieu d'une boutique aux murs couverts d'armes plus coûteuses les unes que les autres, bien que les présentoirs rafistolés et le plancher défoncé ça et là témoignent de la fréquence de tels événements.
Blagden le merle, lui, voyait la question d'un tout autre angle. Ce jeune noble ouvrait bien trop son bec à son goût.

Et il se servit donc du sien pour venir cruellement choper l'oreille de César.

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Re: We live in grim times indeed if the youngs are too world-weary to believe in magic. | Othys fut rédigé Dim 22 Fév - 20:45


L’adolescent se mit à gesticuler face à l’attaque du merle : l’épée dans sa main passa bien trop près du crâne à son goût d’Augustine, qui bénissait sa condition : il aurait mesuré à peine une tête de plus, le fond de la lame serait venue se loger dans sa gorge.
Il rattrapa l’épée lorsqu’elle  échappa des mains de son jeune maître qui enfin se défaisait de l’emprise du volatile. « Je ferais empailler cette sale bête ! » menaça-t-il, son ton laissant très clairement comprendre que ses mots n’étaient pas à prendre à la légère. Le nain se mordait l’intérieur des joues pour ne pas rire de la situation, mais la lueur d’amusement dans son regard le trahissait complètement. Heureusement, l’aîné avait l’oreille plus fine que le regard et n’y vit que du feu, aveuglé par sa petite crise de nerf.

Il le regarda s’approcher d’Othys, dressé sur la pointe des pieds pour être à grandeur égale, les yeux plantés dans les siens. Oh, César avait beau être un imbécile impulsif, comment réellement en vouloir à un adolescent de bonne famille ? Peut-être était-ce d’être constamment baigné dans ce climat d’arrogance qui le rendait plus tolérant, ou l’âge, mais les deux jeunes gens avaient tout de deux chatons échauffés à ses yeux, rien de plus méchant.

« Pourquoi ne pas régler ça en duel ? »

La petite assemblée daigna enfin de baisser la tête vers le petit homme qui souleva l’épée bâtarde à deux mains pour illustrer sa proposition. « Si Othys l’emporte, l’affront de son alter-ego sera oublié, et dans le cas contraire notre cher chevalier se devra d’aller personnellement présenter ses excuses devant Madame D’onofrio. C’est un compromis correct, il me semble. » Le silence matinal reprit ses droits sur l’armurerie alors que les partis examinaient la proposition. César avait repris une distance socialement acceptable entre lui et le chevalier et fit même un pas de plus en arrière, se plaçant légèrement en retrait. « Très bien, mais je nommerais un champion pour me représenter. » Augustine sourit. Malgré les apparences, l’adolescent était plus prudent qu’il n’y paraissait. « Qu’en penses-tu, Othys ? » Un petit duel était toujours moins inconvenant que de se coltiner la rancœur des D’onofrio, même sur un accident aussi insignifiant. Et pour être franc, le nain n’aurait pas ouvert la bouche s’il n’avait pas été curieux de voir ce qu’il pouvait faire, ce petit.  
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Re: We live in grim times indeed if the youngs are too world-weary to believe in magic. | Othys fut rédigé Mer 25 Fév - 10:48


Alors que Blagden retournait à sa place initiale, Othys écouta la proposition d'Augustine. Un honnête compromis, en effet. Et puis il n'avait pas vraiment le luxe de peser le pour et le contre- il était bien placé pour savoir que la noblesse Alphégienne était quelque peu susceptible... et prudente, à en juger le choix de substitution du jeune aîné. Othys ne refusait jamais un duel, et il admirait le talent de combattant du nain, mais il devait avouer que devoir affronter Augustine ainsi était une suite d'évènements à laquelle il ne s'était pas attendu.

« Ça me va. Nous devrions faire ça ailleurs que dans le quartier marchand ; suivez-moi. »

Othys se retourna pour sortir de l'armurerie, Blagden sur ses talons - à en juger le regard torve de l'armurier, c'était l'option la plus préférable s'ils voulaient pouvoir y entrer de nouveau à l'avenir.
Il les mena au terrain d'entraînement, puis fit volte-face vers Augustine et César. Bien qu'il ait accepté de bonne grâce, le jeune homme était complètement incertain de l'issue du duel. Augustine avait beau être inférieur à lui en taille, il savait que le nain compensait ce handicap en force brute. Il allait falloir se montrer ingénieux.
Il vint se placer quelque part sur le terrain déserté, invitant le nain à faire de même en face de lui.


« Si j'avais imaginé vous défier un jour, « Vulcan » ! lança Othys à son adversaire en souriant. « J'avais imaginé d'autres façons de saluer une vieille connaissance, mais celle-là me va aussi. »
Spoiler:
 
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Re: We live in grim times indeed if the youngs are too world-weary to believe in magic. | Othys fut rédigé

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